Entre les rats, les araignées ou encore les monstres aquatiques, les films mettant à l’honneur le genre animal ne manquent pas. Aujourd’hui, retour sur un autre genre de bestiole assez nuisible avec The Nest, plus connu pour certains sous le nom de Voyage au bout de l’horreur. Contrairement à Oggy, vous ne verrez plus les cafards de la même manière… Peu connu du grand public avant de travailler en tant que scénariste sur Hurlements de Joe Dante au début des 80’s, il passera donc derrière la caméra quelques années plus tard avec ce film qui, en plus d’être son premier, succèdera à l’un des sketchs de Creepshow : Ça grouille de partout.
Retour aux sources
Notre voyage débute à Nortporth, une petite île aux États-Unis. Après plusieurs années d’absence, Elizabeth Johnson (Lisa Langlois qui jouait également dans Les rats attaquent) retourne au pays. L’occasion de passer faire un coucou à son paternel qui n’est autre que le maire (Robert Lansing) ainsi qu’à son ex petit ami (Franc Luz) devenu le nouveau shériff après le décès de son père qui occupait le même poste avant lui. Mais les retrouvailles vont être de courte durée car après la découverte d’un chien mort dans de mystérieuses circonstances, on apprend que le pauvre toutou a été la malheureuse victime d’insectes quelque peu voraces liés à d’autres disparitions du genre. Un scénario qui ne casse pas trois pattes à un cafard mais qui a le mérite de nous plonger rapidement dans l’ambiance…

Entomophobes s’abstenir
Tentant de se trouver une place parmi les mastodontes du genre sortis plusieurs années auparavant, The Nest cherche malgré tout à s’en éloigner. On pense immédiatement aux Dents de la mer même si le vilain requin laisse place à des bestioles ayant pour but de gâcher la saison estivale. La thèse scientifique est ici privilégiée après l’arrivée de la doctoresse Hubbard qui affirme que le chien a été attaqué par des insectes d’un genre nouveau, ce que nous comprendrons rapidement. En parallèle, nous avons droit à une réflexion intéressante sur les agissements de l’être humain, bien déterminé à éradiquer tout ce qui est « plus petit » dans la chaîne alimentaire pour régner en maître, même si ces proies sont aussi de parfaits cobayes. Les responsables ? Le maire bien entendu et un groupe de scientifiques sans scrupules qui, moyennant une belle enveloppe pour faire marcher le tourisme, se contrefichent de l’écologie privilégiant la science (il paraît).

Même si ce traitement du thème pourra déplaire à certains, on retiendra également de belles mises à mort. Pire que des Gremlins, nos petits envahisseurs se glissent dans les moindres recoins nous offrant parfois un carnage plutôt sympathique, même si quelques scènes comme la mort du chat sont peu visibles. L’ensemble reste terrifiant et une question subsiste lors du déroulement du générique de fin : comment ont-ils fait pour gérer autant de bestioles à l’écran ? Malgré quelques longueurs, le film s’avère sympathique et se termine sur un final saisissant oscillant entre La Mouche et The Thing ce qui est clairement l’une de ses plus belles réussites. Un film réussi dans son ensemble mais que nous ne recommandons qu’aux amateurs du genre. Le grand public optera plus sur les productions du regretté Roger Corman qui était un maître du film de genre dont la femme a d’ailleurs participé à la production du film…
VOYAGE AU BOUT DE L’HORREUR (The Nest). De Terence H. Winkless (USA – 1988).
Genre : Epouvante, Horreur. Scénario : Terence H. Winkless d’après une histoire de Eli Cantor. Photographie : Ricardo Jacques Gale. Interprétation : Lisa Langlois, Robert Lansing, Franck Luz, Terri Treas… Musique : Rick Conrad. Durée : 90 minutes. Disponible en Blu-ray chez Le Chat qui Fume (25 avril 2024).

Le blu-ray du CHAT QUI FUME. Côté image, on ne peut que saluer le travail de restauration qui est d’une somptueuse beauté. On conserve le grain d’image originel tout en profitant d’une version restaurée agréable dans l’ensemble. Côté sonore, nous avons des pistes en Anglais et Français DTS-HD MA 2.0. Pas de grand miracle sauf si vous appréciez le bruit des cafards, mais la qualité des dialogues reste de bonne facture. Côté bonus, on en vient à regretter la richesse des bonus d’Xtro présenté il y à peu. Rien de croustillant (pas même un insecte) à se mettre sous la dent. Mais en guise de consolation, on a droit à une bande-annonce que vous pouvez voir-ci-dessous. Rassurez-vous, même en creusant sur le net, on ne trouve que très peu d’infos sur ce film ce qui appuie le fait que quasi peu de choses hormis la bobine n’ont été conservées…

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