Petit film indépendant sorti uniquement en VHS chez nous, partons à la découverte de Lady in White plus connu sous le nom Les Fantômes d’Halloween. Une pépite signée Franck LaLoggia revenue d’entre les morts grâce à l’équipe de l’éditeur Le Chat qui Fume. Il s’agit du second long-métrage du réalisateur qui s’est pas mal inspiré des productions Amblin de l’époque comme vous allez rapidement le découvrir…

Tout débute par la découverte de Franck. Un auteur de romans fantastiques à succès reconnu par le chauffeur du taxi qu’il a emprunté pour revenir dans sa ville natale. Décidant de faire un petit détour par le cimetière local, il se recueille sur deux tombes qui vont raviver en lui de vieux souvenirs dont sa première confrontation avec le paranormal… En effet, un soir d’Halloween, ce dernier, qui débordait déjà d’imagination, se retrouve victime d’une mauvaise blague qui lui vaudra d’être enfermé dans l’école. Il aperçoit alors le spectre d’une jeune fille qui aurait perdue la vie ici avant de voir un homme mystérieux faire irruption. Surpris, ce dernier, semblant chercher quelque chose, tente de l’étrangler et quitte précipitamment les lieux le croyant mort. Quel lien unit la fillette et cet inconnu ? Pourquoi Franck est-il le seul à la voir ? Débute alors une enquête fantastique qui ne sera pas sans vous rappeler le cultissime Stand by Me.

Un voyage onirique

A travers les yeux d’un enfant, Frank LaLoggia parvient à nous offrir un film mêlant avec brio enquête criminelle et surnaturel. Un pari risqué pour une œuvre hybride finalement réussie. On s’attache très rapidement au jeune Franck qui, en plus d’essayer de comprendre la raison d’être de ce mystérieux fantôme, est encore fragile suite au décès de sa mère. Débute alors son voyage initiatique vers le passage à l’âge adulte, même si l’ombre de la dame blanche n’est jamais bien loin. Les inserts numériques font peur à voir, parfois à la limite du mauvais téléfilm, mais on fait vite l’impasse se laissant porter par l’histoire tout en voulant savoir qui est le responsable de ce crime atroce placé sur sur le dos du pauvre agent d’entretien faisant de lui le suspect idéal puisqu’en plus, il est de minorité différente…

Malgré un petit ventre mou, on retiendra la performance du jeune Franck (Lucas Haas alors âgé de douze ans) qui porte sur ces épaules une aventure aussi amusante qu’effrayante que je regrette de ne pas avoir découvert plus tôt…

Note : 3.5 sur 5.

LADY IN WHITE. De Frank LaLoggia (USA – 1988).
Genre : Horreur. Scénario : Frank LaLoggia. Photographie : Russel Carpenter. Interprétation : Lukas Haas, Katherine Helmond, Jason Presson, Alex Rocco,… Musique : Frank LaLoggia. Durée : 113 minutes. Disponible en Blu-ray chez Le Chat qui Fume (31 mars 2024).

Le Blu-ray du CHAT QUI FUME. Visuellement, le master est vraiment magnifique. La pellicule originelle est respectée et nous permet de profiter d’une version HD 1920×1080, ce qui sublime cette œuvre très picturale. Côté son, le film est disponible en Français et Anglais DTS-HD MA 2.0. Nous n’avons pas encore revu le film en VO, préférant profiter des trois versions disponibles sur les deux disques. En effet, Lady In White est proposé en version cinéma, director’s cut et longue (durées 1h53/1h58/2h06). Divers bonus sont également proposés : Souvenirs de Lady In White par Christophe Lemaire (17 mn) ; Making-of présenté par le réalisateur Frank LaLoggia (16 mn) ; Scènes coupées (36 mn) ; Court-métrage promotionnel (7 mn) ; Film annonce.
Le tout vendu dans un superbe digipack limité à 1000 exemplaires.

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