

Alors que les prestigieux festivals internationaux de début d’année annoncent leurs programmations, la compétition de la Berlinale (Festival international du film de Berlin) a été dévoilée il y a peu, avec notamment un film annoncé depuis 2021 : The Devil’s Bath (VO : Des Teufels Bad). Avant de parler du film en lui-même, revenons brièvement sur les réalisateurs-scénaristes derrière ce projet, Veronika Franz et Severin Fiala. En 2014, ils réalisaient l’excellent Goodnight Mommy, prouesse de glauque et de mise en scène, qui arrivait à passionner malgré un classicisme assez marqué. Il aura fallu attendre cinq ans pour que leur second long-métrage, The Lodge, pointe le bout de son nez. Ce dernier étant constitué des mêmes qualités que leur précèdent film mais de façon plus aboutie, ce qui ne pouvait que rassurer quant à l’avenir. Rien qu’en deux films et même s’ils sont finalement assez peu connus, Franz et Fiala se classaient comme l’une des plus grandes promesses de la dernière décennie.
Revenons désormais à leur nouveau film, The Devil’s Bath, se situe en Autriche au XVIIIe siècle. Alors qu’une femme est condamnée à mort après avoir tué un bébé, Agnès épouse son bien-aimé et se prépare franchement à une vie de femme. Peu de temps après, sa tête et son cœur commencent à se sentir lourds. Jour après jour, elle est de plus en plus piégée dans un chemin trouble et solitaire qui mène à de mauvaises pensées, qui ne sont peut-être pas si mauvaises que cela… Au-delà de ce synopsis très intéressant et un peu classique, on retrouve Martin Gschlacht, directeur de la photographie phare de l’impériale Jessica Hausner (Club Zero) mais qui avait aussi collaboré avec Franz et Fiala sur Goodnight Mommy, ce qui promet donc. Aussi, dans le rôle principal du film se trouve la comédienne/autrice/compositrice/interprète Anja Plaschg qui s’occupera aussi de la musique sous son nom de musicienne Soap & Skin. Et, dernière chose mais non des moindres, l’irrévérencieux Ulrich Seidl (réalisateur notamment de la trilogie Paradis et du dyptique Rimini/Sparta) est à la production, ce qui est plutôt « logique », car c’est le mari de Veronika Franz et l’oncle de Severin Fiala. Pour le moment, The Devil’s Bath n’a pas de date de sortie officielle hors festival, ni en France, ni ailleurs, mais nous le verrons sans l’ombre d’un doute dès que l’occasion se présentera, d’autant que l’Autriche semble reprendre du poil de la bête en termes de cinéma de genre récemment. En attendant, voici la bande-annonce allemande du film :

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