-Dossiers Top/Flop 2014

[Actus] TOP/FLOP de l’année 2014 – 2e partie

Deuxième fournée de Top/Flop de l'année 2014 avec de la Scarlett Johansson, du gros lézard et du P'tit Quinquin...

2014 : année marquée par de formidables découvertes et des confirmations, tant sur grand écran que pour les séries télévisées… Enjoy !

– UNDER THE SKIN (Jonathan Glazer)

Under the skin

Avec UNDER THE SKIN, Jonathan Glazer livre, presque dix ans après BIRTH, une oeuvre sensitive à la puissance évocatrice à la fois terrassante et jouissive. Sur la base d’un pitch de science fiction, le cinéaste britannique explore l’humain par le prisme du regard de l’extraterrestre interprété par Scarlett Johansson. Un être abandonné sur Terre qui erre, solitaire, à la recherche de proies masculines qu’elle vide de leur substance… La brillante idée de Glazer est ainsi de viser l’humanité, mais également de traiter de thématiques fortes comme la solitude, le désir, l’envie et le rapport à l’autre… soit tout ce qui compose l’ADN humain. En résulte un film puissant, poétique, porté par la musique entêtante de Mica Levi. Une véritable claque cinématographique.

– DARK TOUCH (Marina De Van)

DARK TOUCH

Troisième long-métrage de la Française Marina de Van, DARK TOUCH est sa première incursion véritable et directe dans le cinéma de genre. Embrassant les codes du film fantastique traitant de télékinésie et d’enfant maléfique, la cinéaste s’appuie sur un propos fort et ultra sensible : la maltraitance des enfants. Rarement film d’horreur aura été aussi habilement nourri par son sujet. De Van y montre un réelle capacité à œuvrer dans le genre, composant des images marquantes et s’appuyant sur de jeunes acteurs remarquables. Parvenant autant à effrayer qu’à bouleverser, la réalisatrice de DANS MA PEAU livre là un film choc.

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– GODZILLA (Gareth Edwards)

GODZILLA de Gareth Edwards

Vilipendé par de nombreux admirateurs de l’oeuvre originale et de la créature rendue célèbre par Ishiro Honda, le GODZILLA 2014 signé Gareth Edwards mérite autre chose que tant de mépris. Le film souffre de scories évidentes trahissant son statut de blockbuster de studio : l’interprétation n’est pas toujours au top, la caractérisation des personnages souvent limite, le scénario pas toujours bien rythmé… C’est passer un peu vite sur les qualités évidentes du film. A commencer par une mise en scène ample et inspirée du réalisateur de MONSTERS qui montre ici toute sa capacité à transcender son sujet, jouant idéalement sur les différences d’échelle entre les personnages humains et les créatures au sein d’un même plan. Le gigantisme de Godzilla y éclabousse l’écran, même si sa présence mesurée a elle également fait hurler les aficionados de la grosse bébête… Rien de choquant pourtant, le film y gagne en intensité. Et toc !

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– ENEMY (Denis Villeneuve)

Enemy

Débarqué chez nous après le traumatisant PRISONERS (et pourtant tourné en amont de ce-dernier), ENEMY, du Québécois Denis Villeneuve, vient prouver à ceux qui en doutaient encore l’indéniable talent du cinéaste. Véritable plongée au sein d’un labyrinthe mental constitué des psychés de deux personnages se découvrant progressivement, autour du même Jake Gyllenhaal, le film de Villeneuve fascine autant qu’il interroge. Sans livrer toutes ses réponses, il imprègne la rétine et hante longtemps l’esprit. Bon signe…

– GONE GIRL (David Fincher)

Gone Girl

Fortement attendu comme chacun de ses nouveaux films, GONE GIRL, le nouveau David Fincher, a une fois encore marqué l’année cinématographique. Traitant à son avantage du jeu des apparences au sein d’un couple à première vue bien sous tous rapports, le réalisateur de ZODIAC prouve une nouvelle fois qu’il excelle dans le récit à tiroirs et le trompe-l’œil où chaque individu joue une partition différente de ce qu’il est censé présenter. La manipulation de l’autre atteint des sommets dans ce thriller que n’aurait pas renié Brian De Palma, le tout doublé d’une charge violente contre le pouvoir des médias et l’hypocrisie de la société actuelle. Ah oui, et la mise en scène est virtuose, évidemment avec Fincher…

P'Tit Quinquin– Au rayon petite lucarne, mention spéciale à TRUE DETECTIVE dont tout le monde a déjà parlé. Mais aussi et surtout au P’TIT QUINQUIN de Bruno Dumont, véritable petit bijou télévisuel mariant l’humour non-sensique aux codes du polar. Avec des personnages plus humains que caricaturaux… Et enfin BLACK MIRROR, série britannique datant de 2011 et oscillant entre l’anticipation et le thriller, dont la première saison (dotée de trois épisodes) est une merveille d’écriture. Prends ça la création française !

– Les flops 2014 font mal (LA BELLE ET LA BETE de Christophe Gans), ou étaient prévisibles (I FRANKENSTEIN de Stuart Beattie, LA LEGENDE D’HERCULE de Renny Harlin)…

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