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[Be Kind Rewind] BLACK EAGLE – L’ARME ABSOLUE d’Erik Karson (1988) et FULL CONTACT de Sheldon Lettich (1990)

Le "Jean-Claude Van Damme's movie" est-il réhabilitable avec le temps ? Premier élément de réponse avec la ressortie en DVD/Blu-Ray de BLACK EAGLE et FULL CONTACT...

Full Contact

Black Eagle - L'arme absolueSeven Sept a des idées. Et des envies nostalgiques. Comme une volonté agréable de renouer avec la glorieuse époque des films d’actions des 80/90’s. Il n’en faut pas plus pour que l’éditeur nous sorte du placard deux packs Blu-ray et DVD (aux qualités techniques très correctes) réunissant chacun deux films mettant en scène Jean-Claude Van Damme, la star belge du coup de pied retourné.

Premier pack disponible : le combo Black Eagle – L’arme absolue d’Erik Karson, associé au célèbre Full Contact de Sheldon Lettich. Réalisé en 1988 par l’obscur comédien Eric Karson, Black Eagle – L’arme absolue est un sombre navet qui ne présente pour ainsi dire aucun intérêt. Film d’action, mâtiné d’un soupçon d’espionnage, le tout agrémenté des cascades et combats mano à mano attendus, le film ne faisait déjà pas illusion à l’époque de sa sortie et de son exploitation en vidéo. Mais avec le poids des années, cette invraisemblable histoire de bombardier ultra perfectionné abîmé dans la mer Méditerranée sombre irrésistiblement vers les limbes du ridicule. CIA et KGB s’affrontent pour retrouver l’épave en premier. Ici, Jean-Claude Van Damme endosse le rôle d’un agent soviétique, un bad guy monolithique mais surtout un second couteau, puisque le film est clairement calibré pour Sho Kosugi, comédien japonais à la filmographie extrêmement bis (L’implacable ninja, Ninja 3 : La domination, Journey of Honor et autres joyeusetés…)
L’à peu près est à l’honneur dans ce Black Eagle, dont l’action se situe à Malte, et qui ressemble davantage à un téléfilm de France 3 régions qu’à une bande d’action violente et fun comme on pouvait l’attendre. Même les scènes de combat sont d’une pauvreté chorégraphique désarçonnante. Le film est à un tel point de médiocrité, qu’il ferait passer d’autres séries B avec Van Damme pour des sommets du cinéma d’action…

En haut de l’affiche

Full ContactJustement, Full Contact est l’un de ces nombreux films tournés avec et (cette fois-ci) pour Jean-Claude Van Damme dans la décennie suivante. Le comédien qui a explosé avec Bloodsport, qui s’est ensuite quelque peu compromis avec le sinistre Black Eagle ci-dessus et la série B fauchée Cyborg d’Albert Puyn, décide de prendre en main sa destinée cinématographique en rédigeant lui-même le scénario de ce Full Contact mis en scène par Sheldon Lettich (sympathique artisan à la solde de Van Damme qui tournera pour lui une brouettée de films). L’acteur belge sait ce qu’il veut : devenir un nouveau gros bras d’Hollywood à la manière d’un Schwarzenegger, Stallone, voire Chuck Norris. Dès lors, il pose sur la table et associe un certain nombre d’ingrédients destinés à le propulser au firmament de la célébrité avec ce rôle de légionnaire en cavale, revenant aux États-Unis pour venger son frère assassiné par des malfrats. Castagne, combats clandestins, héroïsme, bad guys caricaturaux, bons sentiments dégoulinants composent cette recette assez indigeste tant l’ensemble manque de subtilité.
Rendu populaire par son grand écart facial, le Belge sautillant use et abuse de ses coups de pied retournés dans des scènes de combat plutôt mollassonnes et répétitives. Pire, le contexte scénaristique dans lequel elles s’inscrivent ennuie assez rapidement tant l’ensemble est formaté au possible et sans aucune once d’ambition, si ce n’est celle de porter Van Damme au firmament du film d’action.
Avec du recul, il n’est pas impossible de prendre un plaisir honteux à redécouvrir Full Contact, tant il ne se départit jamais d’un humour très involontaire. Car ce que Van Damme n’a jamais réellement su faire (hormis peut-être en fin de carrière avec notamment JCVD), au contraire de ses collègues testostéronés, c’est associer l’action au drame ou à l’humour, ces petites subtilités qui ont rendu Shwarzy ou Stallone tellement plus humains. Ici, Van Damme ne fait qu’étaler sur 105 minutes ses piètres talents de comédien, au sein d’une mise en scène sensée l’iconiser, et qui ne réussit finalement qu’à le rendre un peu plus ridicule… En dépit de la célébrité du film, force est de constater que ce n’est pas avec Full Contact que l’on pourra commencera à réhabiliter la carrière de Van Damme…

BLACK EAGLE – L’ARME ABSOLUE d’Erik Karson

FULL CONTACT de Sheldon Lettich

USA – 1988/1990mauvais

Genre : Action – Acteurs : Jean-Claude Van Damme, Sho Kosugi, Harrison Page, Deborah Rennard, Lisa Pelikan, Brian Thompson… – Musique : Terry Plumeri, John Scott, Ken Tamplin et Stephen Edwards – Durée : 90 et 105 minutes – Distributeur : Seven Sept.

L’histoire : Black Eagle : Les restes d’un bombardier abattu lors d’une mission punitive au Moyen-Orient contre une base terroriste dorment paisiblement quelque part dans la mer Méditerranée. A son bord, l’objet de toutes les convoitises, un système hautement perfectionné pour que les missiles ne ratent jamais leur but. La C.I.A. et le K.G.B. envoient chacun leur meilleur agent pour s’emparer du précieux objet…

Full Contact : Lyon, légionnaire, est stationné dans un poste avance du désert nord-africain lorsqu’il apprend que son frère, a Los Angeles, est sérieusement blessé. Il déserte pour lui porter secours mais, sans argent, se lance dans les combats de full contact.

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