Sean Lahiff est, avant d’être cinéaste, un monteur australien qui a notamment signé les montages de Relic, I Am Mother ou encore Wolf Creek 2. C’est en 2017, alors qu’il est monteur depuis quatre ans, qu’il sort son premier court-métrage du nom de Smashed, assez peu connu. En 2022, il revient avec son premier film long, sorti sous le nom de Carnifex avant d’être présenté lors du septième jour de L’Étrange Festival 2023 en première française lors des séances Canal +. Le métrage nous conte le récit d’une documentariste en herbe et deux biologistes qui s’aventurent dans l’outback pour documenter les animaux chassés par les feux de brousse, où ils découvrent une espèce millénaire terrifiante…

Documentaire bavard puis film d’horreur cliché

Au-delà du fait que Carnifex ressemble plus à un documentaire nous présentant toute la faune australienne (d’accord, les personnages tournent un documentaire, mais il faut savoir cutter) qu’à un film d’éco-horreur durant toute sa première partie, le métrage se révèle par ailleurs extrêmement simple et attendu dans ses séquences (le meurtre d’un chasseur, une fausse piste sur l’arrivée de la créature, etc.), tout est filmé et joué de manière très classique, sans être pour autant être nécessairement mauvais sur ces points-là. Mais il se passe donc peu de choses, ce qui provoque rapidement l’ennui, vu qu’il n’y a rien de bien consistant auquel s’accrocher. Le montage reste peu notable lui aussi, un comble pour le cinéaste/monteur. Pa railleurs, les CGI sont assez corrects mais perfectibles, et il est fort probable qu’ils soient la conséquence du budget limité, alors que les maquillages de blessures physiques restent bien réalisés, même si peu graphiques à cause des incohérences scénaristiques notamment. Car, sans trop en dire, certains personnages vont finir gravement amochés (chute d’un grand arbre, accident de voiture) mais semblent pourtant à peine blessés. Un film au postulat déjà peu intéressant, mais jamais développé sur toute sa durée. Carnifex est donc plutôt ennuyeux et vain, avec quelques qualités assez simples et rudimentaires. Niveau films d’éco-horreur récents, je conseillerais plutôt Gaïa de Jaco Bouwer ou encore The Feast de Lee Haven Jones qui avaient tous deux des message bien développés et étaient écrits plutôt finement.

Note : 2.5 sur 5.

CARNIFEX. De Sean Lahiff (Australie – 2022).
Genre : Thriller, Horreur. Scénario : Shanti Gudgeon. Directeur de la photographie : Kieran Fowler. Interprétation : Alexandra Park, Sisi Stringer, Harry Greenwood, Brendan Rock… Musique : Michael Darren. Durée : 93 minutes. Film découvert lors de l’Étrange Festival 2023, sortie prochainement chez Canal +.

2 réponses à « [Critique] Étrange Festival 2023 : CARNIFEX de Sean Lahiff »

  1. […] Theory le 4 janvier 2024 grâce à UFO Distribution. Malgré quelques mauvais films (Mad Fate, Carnifex, Picture Mommy Dead), il y a eu des oeuvres sympathiques (Veerana, The Childe, Comme Un Lundi), […]

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