Mon TOP 2025
1 – SINNERS de Ryan Coogler (USA)

Durant la prohibition, les jumeaux Elijah « Smoke » et Elias « Stack » reviennent dans leur ville natale après bien des aventures à Chicago aux côtés de la pègre. C’est alors que les frangins rachètent une ancienne scierie à un homme blanc très raciste afin d’ouvrir un bar. Mais entre les membres du Ku Klux Klan et une bande de vampires qui a les crocs, les frangins vont passer une nuit en enfer… Véritable carton lors de sa sortie, SINNERS aura été l’un de mes gros coups de cœur de l’année. Une retranscription réussie de l’Amérique des années 30, une bande de vampires qui n’est pas sans rappeler le film FROM DUSK TILL DAWN de Robert Rodriguez… Tout les éléments sont réunis pour une nous offrir une petite pépite signée Ryan Coogler avec en vedette son acteur fétiche : Michael B. Jordan dans la peau des jumeaux. Le tout porté par une bande-son de Ludwig Göransson qui va ravir les amateurs de blues, il méritait sa place dans le classement.
2 – MARCHE OU CREVE de Francis Lawrence (USA)

2025 aura signé un retour en force de Stephen King dans les salles obscures (sans oublier WELCOME TO DERRY sur HBO MAX). De RUNNING MAN à THE MONKEY en passant par LIFE OF CHUCK (qui méritait sa place dans le classement), le choix n’a pas été simple. Issu du roman de 1979, MARCHE OU CREVE nous plonge dans un univers dystopique où les États-Unis sont devenus un pays totalitaire. Chaque 1er mai, se tient la Longue Marche : une épreuve ou 100 jeunes volontaires partent de l’état du Maine et traversent le pays. Au bout du compte, un seul d’entre eux survivra et touchera la grande récompense. Débute alors un marathon meurtrier où la survie est de mise. Qui sera le grand vainqueur ? Les jours passent, la tension monte progressivement tandis que ceux auxquels on s’attache finissent aussi par passer de vie à trépas. Mais ce marathon dépasse le simple divertissement dénonçant l’esprit de compétition permanent qui prévaut dans une Amérique ultra-libérale. Surcoté pour certains, MARCHE OU CREVE est l’une des meilleures adaptations des œuvres de Stephen King depuis de nombreuses années. Reste maintenant à attendre le Blu-ray prévu pour février afin de découvrir LA fameuse fin alternative qui, espérons le, sera plus fidèle au roman ce qui a fait grincer des dents lors de la sortie…
3 – THE RULE OF JENNY PEN de James Ashcroft (Nouvelle-Zélande)

Présenté lors du PIFFF 2024, THE RULE OF JENNY PEN a fait une entrée remarquée sur la plateforme de screaming Shadowz. Adapté du roman éponyme d’Owen Marshall, le film nous envoie en résidence de retraite en compagnie du juge Stephan Mortensen (Geoffrey Rush) qui a été victime d’un AVC. Partiellement impacté, il possède cependant toutes ses facultés mentales. Désormais en convalescence, il va rencontre d’autres patients, dont son voisin de chambre qui n’est autre que Tony Garfield (George Henare), un ancien joueur de rugby. Mais aussi Dave Crealy (John Lightgow), un résident de longue date qui prend un malin plaisir à terroriser les patients une fois la nuit tombée avec sa poupée Jenny Pen. Ce séjour forcé va rapidement virer au cauchemar… Les aléas de la vieillesse sont mis en avant à chaque instant ce qui ne laisse pas indifférent. Le duo Rush / Lightow marche à merveille. Deux acteurs au sommet de leur carrière, vieillissants donc taillés à merveille pour ce rôle. Angoissant et sombre, le film interroge également sur le rôle du personnel de la résidence. L’un est une victime, tout comme les autres patients. Tandis que le second, qui est le mal incarné, accomplit les pires méfaits sans jamais être inquiété. La tension monte crescendo jusqu’à un final glaçant, mais que j’ai vraiment apprécié. Malgré quelques longueurs, THE RULE OF JENNY PEN exploite avec brio le concept de film d’horreur en maison de retraite. Une pépite à découvrir d’urgence si ce n’est pas encore fait. Et qui ne donne clairement pas envie de rejoindre le club du troisième âge…
4 – SUPERMAN de James Gunn (USA)

Après l’ère Snyder, on ne pouvait que se demander ce qu’allait devenir les futures adaptations de DC Comics. Là où THE BATMAN de Matt Reeves avait séduit le public, nous avons eu entre temps des films dispensables au possible. Mais l’espoir renaît avec l’arrivée de James Gunn qui, après LES GARDIENS DE LA GALAXIE, est parti faire un tour à la concurrence pour redorer le blason. Première tentative réussie avec SUPERMAN qui était l’un des films qui a fait chavirer mon petit cœur de fan cet été. Adulé par les uns, devenu l’extraterrestre à abattre pour d’autres… Nous découvrons un héros plus humain ayant, malgré les apparences, ses forces et faiblesses. Lui qui ne voulait que le bien de l’humanité se remet en doute face à cet incident. La prestation de David Corenswet est magistrale en tous points. Tout comme le casting qui est une belle réussite. On prend également plaisir à retrouver le « justice gang » avec Green Lantern (Guy Gardner), Hawkgirl (Isabela Merced). Et l’inoubliable Mister Terrific (Edi Gathegi). Les bases de la JL se posent en douceur… Tout comme la thématique forte portée par Kal-El qui reste le symbole de l’espoir pour un peuple fragile qui a trouvé son héros. Malgré les nombreux doutes qui s’étaient emparés de la communauté, James Gunn parvient à redonner vie à ce héros phare du DCU. Reste à voir ce que nous réservent les aventures de SUPERGIRL prévues pour 2026…
5 – SUBSTITUTION : BRING HER BACK de Michael et Danny Philippou (Australie)

Je me souviens encore du débat qui avait fait couler beaucoup d’encre entre mes chers confrères Nicolas et Nolan lors de la sortie de LA MAIN en 2023 (voici leurs avis pour et contre). Cette année pas de baston sur le dernier film de Michael et Danny Philippou : SUBSTITUTION, qui aura été mon film d’horreur fétiche de l’année. SUBSTITUTION raconte l’histoire de deux jeunes orphelins, Piper et Andy, qui découvrent leur père sans vie, une scène tragique qui marque le début de leur quête pour reconstruire leur monde. Placés ensemble sous la garde d’une assistante sociale, ils espèrent échapper à l’obscurité qui les entoure, mais le destin a d’autres plans. Laura, l’assistante sociale, semble d’abord bienveillante, mais ses intentions révèlent rapidement des aspects inquiétants. Rapidement, le duo nous embarque dans une nouvelle odyssée de l’horreur ou s’entremêle les thématiques de la perte, du deuil et de la psychologie humaine. Un film dans lequel la frontière entre le protecteur et l’oppresseur s’affine au fil des scènes trouvant leurs racines dans un drame personnel. Un film angoissant à la croisée des chemins qui s’annonce comme l’un des précurseurs d’un nouveau genre…
Mon FLOP 2025
1 – FIVE NIGHTS AT FREDDY’S 2 d’Emma Tammi (USA)

Deux ans après un premier opus qui avait divisé les fans et la critique, Emma Tammi remet le couvert avec un second film issu de la saga vidéoludique de Scott Cawthon : FIVE NIGHTS AT FREDDY’S. Une fois de plus, le film est chapeauté par Blumhouse… on pouvait donc redouter l’un des derniers films horrifiques de cette fin d’année… Côté trailer, le film semblait prometteur. Des animatroniques plus soignés, une bonne dose d’hémoglobine en perspective… Bref, tous les voyants étaient au vert pour l’occasion. Finalement, on ne peut que prier pour la fermeture définitive du Freddy Fazbear’s Pizza. S’inspirant des événements du second opus, le film se veut un peu plus propre côté FX, mais nous refile une intoxication alimentaire avec un scénario navrant qui tient sur un timbre-poste. Un manque de rythme qui nous fait piquer du nez dès le premier tiers, des acteurs complètement à côté de leurs pompes jusqu’à l’arrivée d’un tueur sorti de nulle part qui a débarqué sur le mauvais plateau. Le tout jusqu’à une scène postgénérique qui nous vend un troisième opus qui aurait été une suite plus logique. On n’a pas hâte de voir la suite et vous ?
2 – UNTIL DAWN : LA MORT DANS FIN de David F. Sandberg (USA)

En terme de jeux narratifs, il est difficile de surpasser le studio Supermassive Games. Auteur des quatre premiers opus de la Dark Pictures Anthology (le prochain arrive en 2026), on leur doit également l’excellent Until Dawn paru en 2015. Alors que le jeu a eu droit à son remaster sur PS5 il y un an, voilà que débarque en salles UNTIL DAWN : LA MORT DANS FIN réalisé par David F. Sandberg. Vendue comme un spin-off du jeu, cette adaptation fait peine à voir. Un groupe de jeunes coupés de tout, une frangine disparue et un tueur masqué… Tout était réuni pour nous apporter un film frais et qui aurait pu reprendre les codes du jeu. Au final, on a simplement l’impression qu’HAPPY BIRTHDEAD a changé de cadre et de nom. Une série B navrante qui, malgré la présence de Peter Stormare (qui incarnait le psy dans le jeu original), ne parvient pas à sauver le chalet que l’on à juste envie de brûler avant de voir se dérouler le générique de fin…
3 – CONJURING : L’HEURE DU JUGEMENT de Michael Cahves (USA, Royaume-Uni)

Depuis le premier opus de la saga en 2013, on peut dire que la saga CONJURING aura fait du chemin. Trois opus canoniques, une trilogie dédiée à la diabolique poupée ANNABELLE sans oublier LA MALEDICTION DE LA DAME BLANCHE et la duologie LA NONNE ! Douze ans plus tard, il était temps pour les Warren de tirer leur révérence. Un dénouement aussi attendu que celui d’INSIDIOUS, mais tout comme pour la saga de James Wan, nous avons eu droit à l’opus de trop… Passé un flash-back (faisant office de fil rouge) qui revient sur la grossesse de Lorraine Warren, nous retrouvons notre duo d’exorcistes du dimanche vingt ans plus tard partis aider un couple et leurs quatre enfants victimes d’un démon planqué dans un miroir ancien. Débute alors une course contre la mort avec un Ed vieillissant et fragilisé par ses dernières aventures. Restent quelques jumpscares sympathiques et un scénario décousu pour un final peu inspiré. Comme l’aurait si bien dit Indiana Jones : « sa place est dans un musée ! »
4 – JURASSIC WORLD : RENAISSANCE de Gareth Edwards (USA)

Après l’échec cuisant de JURASSIC WORLD : LE MONDE D’APRES, quelle a été ma surprise en découvrant qu’un nouvel opus était dans les tuyaux… Et pourtant, j’étais confiant sachant que Gareth Edwards (MONSTERS, GODZILLA..) était aux commandes de ce nouvel opus. Un retour sur Isla Nublar qui s’annonçait prenant avec un casting solide et l’arrivée d’une créature inédite : le Distortus Rex. Malgré un scénario louable ou les dinosaures ne sont plus l’attraction du moment et un discours écolo, le projet de John Hammond prend l’eau, une fois de plus. Une belle claque sur le plan visuel, mais un film qui s’essouffle trop vite et une créature promise comme la nouveauté qui est trop peu présente pour enjouer les spectateurs. L’hommage à l’œuvre de Michael Crichton tout comme aux films de Steven Spielberg est présent, mais le résultat déçoit une fois de plus (seul FALLEN KINGDOM a su sauver les meubles depuis le premier opus). Encore un qui a dépensé sans compter…
5 – PETER PAN’S NEVERLAND NIGHTMARE de Scott Chambers (USA, Royaume-Uni)

Depuis que certains personnages iconiques de Disney sont tombés dans le domaine public, on enchaîne les adaptations quelque peu hasardeuses. Sur le podium des pires réalisateurs du genre, nous retrouvons Rhys Frake-Waterfield, réalisateur des désastreux WINNIE THE POOH et WINNIE THE POOH : BLOOD AND HONEY. Mais notre cher camarade s’est trouvé un nouveau camarade avec Scott Chambers qui a décidé de nous offrir une virée cauchemardesque au pays imaginaire avec PETER PAN’S NEVERLAND NIGHTMARE. Malgré toutes les possibilités envisageables pour nous offrir un VRAI film d’horreur, ce nouvel opus du « Twisted Childhood Universe » retombe dans les travers de ses aînés. Ici, la petite Wendy Darling tente de retrouver son frangin Michael kidnappé par un Peter Pan un peu vénère qui a eu la bonne idée de l’emmener dans un pays imaginaire, bien loin de nos illusions d’enfance. Véritable tortionnaire au passé douloureux, Peter nous plonge ici dans un univers cauchemardesque qui aurait ravi Pennywise aux côtés d’une fée clochette accroc à la poussière de fée. Une volonté d’explorer des thématiques plus profondes, mais au final ce projet qui se voulait prometteur se perd dans les tréfonds de la franchise. Espérons que BAMBI – LA VENGEANCE, dont nous reparlerons début 2026, parviendra enfin à relever le niveau…

Laisser un commentaire