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[Be Kind Rewind] MOI, ZOMBIE : CHRONIQUE DE LA DOULEUR d’Andrew Parkinson (1998)

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moi_zombie_chronique_de_la_douleurLorsqu’il est interviewé par Mike Simpson (co-fondateur du magazine de science-fiction SFX en 1995, journaliste free-lance pour la revue Fangoria et figure de référence concernant le cinéma horrifique britannique moderne) à l’occasion de la neuvième édition du Festival of Fantastic Films de Manchester à propos de son premier long-métrage Moi, zombie : chronique de la douleur, en 1998, Andrew Parkinson déclare : « J’ai souhaité rester à l’écart de tout ce qui relevait du surnaturel. En fait je n’ai pas trop tenté de lui expliquer ce qui lui arrive. Je ne voulais pas comme dans les films des années 1950 dire « Il y a eu des radiations dans l’air, regardez ces zombies ». Ou bien expliquer leur apparition par l’utilisation de fertilisant. J’ai toujours trouvé que ce type de scènes portaient préjudice aux films et j’étais davantage intéressé par ce que les personnages étaient en train de faire » (Interview disponible en ligne sur le blog intitulé « Cult films and the people who make them »). En effet, et contrairement à ce que nous montrent les nombreux récits filmiques orientés vers le grand public d’apocalypses zombies sortis ces dernières années – qu’il s’agisse d’œuvres destinées aux salles obscures (Bienvenue à Zombieland de Ruben Fleisher réalisé en 2009) ou au petit écran (à l’instar de la série The Walking Dead) – dans lesquels le mort-vivant se trouve le plus souvent considéré en tant qu’entité anonyme noyée dans une masse homogène et unidimensionnel, le cinéma horrifique n’a jamais hésité à conférer à la figure balisée et codifiée du zombie, un fond d’humanité, mouvement dans lequel Moi, zombie : chronique de la douleur (aka I zombie : The chronicles of pain), réalisé en 1998, s’inscrit pleinement, autant qu’il s’en distingue de part son postulat de départ, véritablement hors-norme dans le paysage cinématographique zombiesque.

Je suis vivant !

A vrai dire, cette humanisation se comprends en ce qui concerne une icône du cinéma de genre incarnant avant tout un miroir déformant de nous même, mêlant à la fois une altérité monstrueuse et une apparence humaine, familière du point de vu morphologique, en témoigne l’esclave noir vaudouisé du chef-d’œuvre Vaudou de Jacques Tourneur (1943) mais également comportemental. La scène dans laquelle Karen Cooper zombifiée achève sa mère dans La nuit des morts-vivants de George Romero (aka Night of the living dead, 1968) est à ce propos particulièrement éloquente puisque la petite fille n’utilise pas ses dents mais bel et bien une truelle suspendue au mur. Cette réflexion romérienne à propos de l’humanité des zombies trouvera l’un de ses points d’aboutissements au sein de la filmographie du cinéaste, dans le troisième volet de sa trilogie des zombies à savoir Le Jour des morts-vivants (aka Day of the dead, 1986) à travers le personnage de Bud, zombie rééduqué par le Dr Matthew Logan, qui démontre des capacités en terme linguistiques – même si limitées – et d’utilisation d’outil jusqu’à l’obtention d’un début de conscience, au travers de son comportement vengeur à l’égard du capitaine Rhodes. Moi zombie, : chronique de la douleur, tout en se plaçant dans le sillage des interrogations ouvertes par George Romero, dépasse cette perspective, en se focalisant sur la transformation en zombie, aussi lente que douloureuse de Mark, étudiant en botanique, après avoir été mordu au cou par une femme lors d’une promenade dans la campagne anglaise. Andrew Parkinson se situe ici du point de vue de l’étude de caractère à valeur introspective. Si les événements menant à la zombification de Mark apparaissent comme relativement classiques, Moi, zombie : chronique de la douleur fait partie de ces rares long-métrages à avoir eu l’audace de non seulement individualiser de manière radicale la figure du mort-vivant mais également de s’appesantir de manière quasi documentaire et anthropologique sur le calvaire enduré par le processus de zombification.
En effet, les différentes étapes de ce dernier sont décrites au spectateur par le biais d’enregistrements audio effectués par Mark commentant l’avancée de sa décomposition physique et ses sentiments à ce propos. Elles sont également mises en perspective par le biais d’une alternance entre les scènes de vie quotidiennes du personnage principal et des interventions face caméra de ses proches, dont son ex-petite amie, sans nouvelles de lui et véritablement soucieux de son état. Enfin, elles se trouvent être mises en scène de manière ouvertement frontales. Véritablement conscient de sa dégénérescence, le zombie (ou plutôt le « presque-zombifié ») chez Andrew Parkinson affirme dans un premier temps son humanité à travers sa voix.

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La prise de parole constitue un ultime secours, une dernière balise à laquelle s’agripper, afin d’exprimer ses tourments intérieurs. Moi, zombie : chronique de la douleur prends ainsi la forme d’un journal intime filmé, comme le titre français du long-métrage d’Andrew Parkinson le laisse paraitre de manière plus évidente encore (aka Mémoires d’un zombie). La monstration par Mark de son humanité s’effectue de manière bien plus tragique dans la dernière scène du film, au cours de laquelle le jeune homme, arrivé à un stade avancé de transformation, s’étouffe à l’aide d’un chiffon imbibé de chloroforme sur le lit de sa chambre décrépite. Par cette tentative de mettre fin volontairement à son abominable métamorphose, Mark réaffirme et revendique son statut de vivant. La séquence précédente, dans laquelle il se masturbe tout en regardant une photo de son ex-petite amie, participe de cette même logique. A l’image du personnage de Rob dans Nekromantik de Jorg Buttgereit (1987) dont le suicide final et l’éjaculation post-mortem constituent son dernier cri d’amour tragique, celui de Mark constitue un hurlement de désespoir, dernier vestige d’une série de gestes et d’attitudes conscientes, eux mêmes derniers témoins invisibles de sa qualité d’être humain. Cette préoccupation se retrouve par ailleurs dans d’autres œuvres plus récentes, voisines de Moi, zombie : chronique de la douleur de part leur focalisation intimiste sur le chemin de croix que représente le passage de l’état d’être humain à celui de dépouille vivante, comme le prouve Zombie Honeymmon réalisé par David Gebroe en 2004, reprenant un canevas scénaristique semblable au film d’Andrew Parkinson. Le film se concentre sur le couple formé par Danny Zanders et son épouse Denise partis en voyage de noces. Danny reçoit les fluides d’un zombie aux abords d’une plage. Cet évènement amorce ainsi sa lente décomposition. Alors qu’il a atteint un point critique dans le déroulé de cette dernière et dominé malgré de lui par une faim impossible à stopper, il est amené à reproduire cette scène initiale sur son épouse. Néanmoins, dans un dernier éclair de lucidité mêlé d’un sentiment amoureux palpable, il tourne sa tête de côté, empêchant ainsi le drame, avant d’agoniser. Si Danny dispose cependant du soutien sans faille de son épouse (quand bien même l’ambivalence de ses sentiments envers son époux devenu véritablement « autre » est brillamment explicité), l’attaque dont Mark se trouve être victime le plonge de manière particulièrement brutale (pour lui comme pour le spectateur) dans un isolement social aux terrifiantes conséquences.

De la nécrose sociale

A la façon de nombreux longs métrages impliquant l’apparition de cadavres habités d’hostiles intentions à l’encontre de l’espèce humaine, Andrew Parkinson aurait tout à fait pu faire le choix de donner une explication, qu’elle soit rationnelle ou non, à la présence de zombies sur le sol britannique. Au contraire, Moi, zombie : chronique de la douleur n’en comporte aucunement. Ce dispositif n’est certes pas neuf. En 1973 déjà, dans leur chef d’oeuvre Messiah of Evil, Gloria Katz et Willard Huyck entretenaient une ambiguité de taille avec leurs zombies à la caractérisation particulièrement floue, croisement fascinant entre la goule et le vampires. Les symptômes inhérents à ce statut singulier, bien qu’ils soient explicitement montrés à l’écran, ne font l’objet d’aucun éclaircissement. Ce brouillard scénaristique, loin d’amoindrir l’impact du film, tend à servir une logique bien précise : l’installation d’une atmosphère à la fois onirique et pesante, aux forts relents lovecraftiens, faisant de Messiah of evil, une expérience filmique avant tout axée sur le sensoriel. Moi, zombie : chronique de la douleur semble afficher une ambition similaire, à savoir un sacrifice de tout point de repère un tant soit peu fiable, un abandon volontaire de tout élément de contexte récurent (et rassurant, les situations telles que les épidémies ou encore les accidents bactériologiques étant particulièrement crédibles) dans les films de zombies, au profit d’un discours profondément pessimiste. Mark n’est pas seulement victime d’une déliquescence physique. Si son enveloppe charnelle se décompose inexorablement, son quotidien emprunte un cheminement similaire. Andrew Parkinson explore avec une acuité implacable dans les moindres détails les conséquences sur le long terme de la morsure initiale. La fuite en avant, la solitude et l’enfermement en constituent les effets secondaires. A la douleur physique intense vient se greffer la souffrance morale. A la manière d’une autopsie, Moi, zombie : chronique de la douleur opère une réflexion fine à propos des effets psychologiques et sociaux que pourraient entrainer à l’échelle individuelle les contraintes liées à la condition de zombie. Le besoin insatiable de chair, les cauchemars récurrents, la sensation de devenir étranger à soi-même, conduit Mark à remettre en question l’entièreté de ce qui constituait son humanité, sa sexualité, son identité ainsi que son rapport à la société et aux individus qui la compose, à commencer par sa relation avec sa petite-amie, préalablement fragilisée avant le fatal événement, désormais définitivement détruite. Les décors d’intérieur – l’appartement sordide dans lequel emménage Mark – ne font que souligner ce jeu de miroir entre une nécrose sociale et un pourrissement corporel qui en représente la métaphore. En ce sens Moi, zombie : chronique de la douleur n’est pas sans faire écho aux films de morts-vivants de Lucio Fulci, notamment Zombie II (aka L’enfer des zombies, 1979), Paura nella città dei morti viventi (aka Frayeurs, 1980) et L’aldilà (aka L’au-delà, 1981) tant le réalisateur italien n’a eu de cesse d’envisager le zombie du point de vu de son statut de marginalisé, faisant en outre ressortir dans son oeuvre une vision quasi-politique, confrontant notre société occidentale autant à sa gestion de ses individus morts ou presque déjà-morts qu’à ses instincts les plus abjects, qu’il s’agisse des cadavres de l’hôpital de L’Au-delà livrés à eux mêmes hors de tout contexte médicale, du personnage de Bob dans Frayeurs victime de la vindicte populaire en raison de sa différence ou encore des anciens esclaves noirs devenus zombies dans L’enfer des zombies.

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Le format documentaire utilisé par Andrew Parkinson renforce de manière brillante notre projection dans le quotidien de notre héros esseulé. L’une des séquences les plus éloquentes du film à ce sujet est celle dans laquelle Mark se promène sur une place de Londres fortement fréquentée, avec une fontaine en son centre au bord de laquelle il s’assoit, près d’un couple de jeunes amoureux le renvoyant par la même occasion à sa douleur sentimentale. Une succession de plan montre la place se vider successivement de ses passants jusqu’à ce que ne reste que Mark, toujours à la même place, ainsi que des volatiles. Ce sentiment d’inadaptation au monde qui nous entoure était déjà le thème du second long métrage de Bob Clark intitulé Le mort-vivant (aka Dead of night, 1974), œuvre majeure dont Moi, zombie : chronique de la douleur se trouve être très proche, sortie la même année que son Black Christmas, une autre pierre angulaire du cinéma de genre américain. Le long métrage, sous couvert d’une intrigue à dimension fantastique (le retour au foyer familial d’un jeune soldat américain prétendu mort suite au conflit américano-vietnamien sous la forme d’un zombie), distille une audacieuse charge anti-militariste envers la guerre et ses conséquences psychologiques désastreuses, entrainant une irrémédiable déshumanisation. A l’instar du personnage du Mort Vivant, Mark semble se situer également à l’intersection du zombie et du vampire, par sa recherche continue de nourriture d’origine humaine. De plus, et bien qu’Andrew Parkinson s’en soit toujours défendu, il n’est pas improbable d’entrevoir dans la chronique tragique et pathétique de ce corps laissé à lui même, ignorée par le reste de la société, une parabole de la situation de mort programmée des victimes de la maladie du Syndrome d’immunodéficience acquise. Difficile en effet de ne pas voir dans cette transformation corporelle filmée dans ses détails les plus infimes (nous y reviendrons) un parallèle avec la progression monstrueuse de la maladie. Si Martin (1978) de George Romero, relecture fascinante du mythe du vampire (ainsi que métaphore sur l’addiction), envisageait le vampirisme comme une maladie mentale à travers l’état de confusion psychologique dans lequel se trouve son personnage, rejeté (lui aussi) par une société très conservatrice, Andrew Parkinson, tout en partageant certaines caractéristiques formelles avec le film du réalisateur américain (format documentaire, aspect éprouvant des séquences de meurtres, ambiance délétère et rythme lancinant…), place de manière claire la zombification du côté de la maladie physique sur lequel son personnage ne possède aucun contrôle, ce qui achève par ailleurs de provoquer l’empathie du spectateur, pour une créature pratiquement toujours désignée par sa monstruosité. Andrew Parkinson, par le recours au récit à la première personne et à une atmosphère intimiste, évite ici tout jugement moral. Mark, malgré ses meurtres indépendant de sa volonté, n’est pas considéré comme monstrueux mais comme malade avant toute chose.

Instantanés de la chair

Ce regard doucereux posé sur le zombie trouve son parallèle esthétique dans la manière dont est mise en image le cheminement de la douleur de Mark dans les nombreuses scènes explorant son quotidien et son intimité, comme autant de tranches de vie. Le parcours du jeune botaniste est notamment mis en regard de l’environnement proche dans lequel il évolue durant la majeur partie du long-métrage, son appartement. Si ce dernier se trouve dans un état convenable (quoi que à l‘atmosphère déjà cafardeuse) lorsqu’il en prend possession suite à son exil forcé, il hérite peu à peu des symptômes de sa métamorphose et devient décrépit, terne, et vide. C’est dans ce lieu qu’il connait non seulement les récurrents et horrifiques cauchemars qui l’assaillent durant son sommeil, mais également et surtout ses nombreuses crises de manque. La caméra d’Andrew Parkinson, virevoltant autour de Mark, (renforçant en cela la logique semi-documentaire du film), filme ce dernier tel un inceste se débattant dans une boite, n’ayant aucune prise sur l’affliction qui le frappe. Il faut à ce titre saluer l’interprétation de Giles Aspen, qui porte littéralement le film sur ses épaules à travers une prestation d’un réalisme saisissant, autant dans les moments de calme que dans ceux où l’urgence prédomine. A cet égard, les scènes de manque ou encore la séquence du suicide, souvent filmées en plongée pour les premières ou près du corps pour la seconde, achèvent de conférer à Moi, zombie : chronique de la douleur un climat oppressant, tout en donnant l’impression au spectateur de ne pas assister à la projection d’un film mais d’être réellement entré dans l’antre de Mark, en assistant de manière impuissante à son calvaire. Les séquences-clés citées ci dessus ne sont pas sans évoquer par ailleurs le troisième film de Jorg Buttegereit, Der Todesking (aka Le roi des morts, 1989), ambitieuse parenthèse entre Nekromantik I et Nekromantik II abordant la thématique du suicide au travers de sept épisodes chacun nommés par un jour de la semaine.

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Un plan du septième segment de DER TODESKING de Jorg Buttgereit.

Moi, zombie : chronique de la douleur pourrait en effet être placé d’un point de vue stylistique et esthétique sur le même plan que l’épisode final de Der Todesking correspondant au dimanche, dans lequel un homme vivant sur un matelas de sol, dans un appartement quasi-vide, se donne la mort en se cognant successivement le crâne contre un mur, non sans avoir quelques minutes plus tôt exprimé l’étendu de son mal-être par le biais de convulsions corporelles et d’éructation vocale. L’extrême minimalisme de la mise en scène, le fait de filmer au plus près l’enfermement, le malaise psychologique et leurs conséquences ou encore le choix d’une photographie particulièrement terne et granuleuse rapprochent ainsi à plus d’un titre les deux réalisateurs. Il en est de même en ce qui concerne les instants gores de Moi, zombie : chronique de la douleur, à la fois terrifiants (la séquence de décapitation d’une des proies de Mark impressionne par son aspect viscérale) grâce au travail de Paul Hyett chargé du maquillage et des effets spéciaux sur le tournage du film, et pourtant dotés d’une dimension contemplative, rappelant, outre la poésie morbide s’échappant des réalisations de Jorg Buttgereit, les travaux d’un autre réalisateur allemand, Marian Dora, dont les films (en particulier son odyssée déviante Melancholie der Engel réalisée en 2009) possèdent une approche similaire du lyrisme macabre. A l’inverse des maquillages bleutés (et peu crédibles) des zombies de George Romero, la monstration de la déchéance physique de Mark rejoint davantage celle des zombies purulents transalpins, notamment ceux de Lucio Fulci. Néanmoins, une filiation plus évidente encore est celle avec le courant du body-horror et ses visions horrifiques et organiques, tant l’altération physique que subit Mark se rapproche de celle provoquée par les expérimentations du chercheur Seth Brundle dans The Fly de David Cronenberg (aka La Mouche, 1986) ou encore des mutations métalliques du Tetsuo (1989) de Shinya Tsukamoto. L’influence du réalisateur japonais semble à ce propos particulièrement visible lorsque Mark enfonce une visse dans sa jambe ou encore lors d’un rêve (il s’imagine attaché à des tréteaux de métal, au milieu d’une friche industrielle).

dvd-fangoriaPortant son projet à bout de bras, durant quatre ans, Andrew Parkinson, qui assura l’intégralité des étapes de la réalisation du film, de la mise en scène à l’écriture du scénario en passant par la composition de la bande-son (cette dernière, tout à fait dans le ton du film par la mélancolie qu’elle dégage est à rapprocher des morceaux crées par l’artiste japonais Teruhiko Suzuki pour Subconscious Cruelty de Karim Hussain (2000) la production, la photographie et le montage final, signe ici un premier long-métrage qui subjugue par la radicalité et la noirceur de son propos. Brillant récit noir aux interprétations multiples (métaphore de l’isolement social ? de l’enferment lié à la maladie ? de l’addiction ? de la dépression ?), il constitue probablement l’une des variations les plus fascinantes jamais réalisée sur le mythe du zombie pour le cinéma, se plaçant ainsi aux côtés de Messiah of evil ou encore de Dellamorte Dellamore (aka Cemetary Man, 1994) de Michele Soavi. Il ne fait pas l’ombre d’un doute que soumise à un excès de lissage et de conformisme cinématographique, l’authenticité et la richesse de Moi, zombie : chronique de la douleur s’en seraient trouvées considérablement affaiblis et sans doute son excellente suite non officielle Dead Creatures, elle aussi réalisée par Andrew Parkinson en 2001, étudiant cette fois la putréfaction d’un point de vue collectif n’aurait jamais vu le jour. Enfin, si il demeure toujours aujourd’hui très méconnue, son ombre semble planer sur un certain nombre de productions récentes qu’il s’agisse de Colin (2008) de Marc Price contant le parcours d’un jeune homme devenu zombie ou récemment du long-métrage Thanatomorphose d’Eric Falardeau  (2012), chronique en huit-clos de la nécrose du corps d’une jeune femme.

MOI, ZOMBIE : CHRONIQUE DE LA DOULEUR d’Andrew Parkinson

Angleterre – 1998chef-doeuvre

Genre Drame horrifique et social – Interprétation Giles Aspen, Ellen Softley, Dean Sipling… – Musique Andrew Parkinson – Durée 79 minutes – Disponible en DVD chez MTI (Zone 1) et chez Pathé (Zone 2).

L’histoire : L’existence de Mark, jeune étudiant en botanique, voit son existence plonger dans l’horreur après s’être fait mordre par une zombie. Fuyant ses proches, il plonge dans une spirale dépressive alors que son corps se décompose progressivement.

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